Un ancien du CNRS

Présentez-vous, afin de mieux vous faire connaître des autres participants.
Ce n'est qu'après vous être présentés que vous pourrez participer aux autres forums.
Avatar de l’utilisateur
belbernard
Messages : 7
Inscription : 14 septembre 2018, 16:55
Localisation : Les Mayons (83340)
Contact :

Un ancien du CNRS

Messagepar belbernard » 14 septembre 2018, 17:22

Bonjour,

Je ne suis pas malade mais actif à (presque) plein temps sur la veille scientifique de publications relatives à la santé, que je compile sur mon site "Le Bonheur est Possible" (https://lebonheurestpossible.org) après la mise en pratique des recommandations qu'on peut en déduire : nutrition, exercice, sommeil, prévention de maladies chroniques, évitement de désagréments attribués au vieillissement etc.

Jusqu'à il y a 4 ans j'étais ingénieur de recherche au CNRS, spécialisé en documentation et archivage numérique dans le domaine des sciences du langage.

Dans mon entourage proche, des personnes (hélas de plus en plus nombreuses) ont été atteintes de cancers. Certaines sont décédées, d'autres suivent un traitement conventionnel auquel elles essaient d'associer des changements de style de vie qui sont apparentés à ce que les anglophones désignent aujourd'hui par "santé mitochondriale". C'est dire mon émotion quand j'ai découvert que le Dr. Schwartz avait commencé à appliquer aux patients humains les méthodes proconisées par des chercheurs comme Thomas Seyfried en expérimentation animale (voir https://lebonheurestpossible.org/cancer-traitement/)...

L'an dernier avec mon épouse j'ai testé la diète cétogène pendant 3 semaines (https://lebonheurestpossible.org/diete-cetogene/). Nous la pratiquons depuis, par périodes, sur de plus courtes durées. Elle a contribué à améliorer mes performances en exercice d'endurance après un syndrome coronarien qui a nécessité la pose de 4 stents. Je raconte cela aussi sur mon site, avec une étude approfondie de la litérature concernant le cholestérol et les traitements par statines - que j'ai bien sûr refusés, me tournant vers des traitements de médecine enzymatique et orthomoléculaire qui m'ont été prescrits par des médecins allemands. Depuis cet été nous avons radicalement amélioré nos pratiques d'exercice après la lecture d'ouvrages d'entraîneurs sportifs - qui eux aussi préconisent une diète cétogène ou "low-carb". Le monde est petit, les points communs étant la lutte contre l'inflammation, le stress oxydatif et le soin des mitochondries en général…

J'apprécie tellement les contributions du Dr. Schwartz (lu et vu en vidéo) que je ferai de mon mieux pour diffuser l'information et soutenir l'activité de votre association.

Bernard Bel
83340 Les Mayons

pjac7
Messages : 24
Inscription : 09 juin 2018, 15:20

Re: Un ancien du CNRS

Messagepar pjac7 » 16 septembre 2018, 08:42

Je m'intéresse également au cancer car pas mal de mes amis sont décédés du cancer et certains avant 55 ans

Je viens de consulter le ste de belbernard, tout est bien expliqué sur la prévention du cancer

Je suis les conseils de Richard Beliveau, biochimiste au Canada, qui explique bien comment prévenir le cancer

Une bonne partie repose en effet sur l'alimentation ! Comme la plupart des maladies auto-immunes, d'encrassage et d'élimination (Jean Seignalet)

Une alimentation cétogène est dure à tenir, à pratiquer de temps en temps, ou pratiquer une alimentation low carb
Privilégier la dizaine d'aliments qui sont les plus protecteurs : ail, brocolis, avocat, choux, noix, tomate cuite, baies rouges, chocolat noir 98%, thé vert, graines de lin, huile olive vierge extra.....
Ne pas fumer, limiter un max l'alcool, prendre gélules curcumine, probiotique
Limiter graisses saturés et les sucres, l'alimentation doit être la plus végétale possible, privilégier produits bio

Pas de lait de vache trop inflammatoire, pas de produit industriel, cuisson basse température, limiter le soja, les produits à indice glycérique élevé (riz blanc, pain blanc, pâtes........)

Avoir un IMC inférieur à 23 ! Activité physique régulière, bouger et transpirer
Limiter son stress : pratique yoga ou cohérence cardiaque

Une fois le cancer déclaré, il faut mieux passer en diète cétogène et métabloc
Sur le cancer du pancréas, le pire, j'ai l'impression que toutes ces recommandations ne suffisent pas. Peut être que le dioxyde de chlore en complément aidera à la survie des malades ....Laurent Schwartz nous en dira plus prochainement

Je suis malade quand je vois autour de moi des personnes qui ont fait des études mais qui font tout mal au niveau hygiène de vie : on fume, on mange des cochonneries, on reste trop sur les écrans et on ne bouge plus assez

Avatar de l’utilisateur
belbernard
Messages : 7
Inscription : 14 septembre 2018, 16:55
Localisation : Les Mayons (83340)
Contact :

Re: Un ancien du CNRS

Messagepar belbernard » 17 septembre 2018, 17:18

Tout d'abord, merci d'avance à tous les lecteurs de https://lebonheurestpossible.org/diete-cetogene/ pour leurs compléments, corrections et remarques critiques qui vont m'aider à compléter un article fréquemment consulté — surtout par des anglophones en traduction automatique. Mon intention est de prouver la convergence de nombreuses sources dès qu'on aborde sérieusement l'hypothèse du cancer comme maladie du métabolisme.

J'ai un peu de mal avec les "listes à la Prévert" de choses à recommander pour guérir ou se maintenir en bonne santé. Déjà parce que chacun réagit très différemment - une étude israélienne (https://leti.lt/py31) a montré que l'effet glycémisant des aliments était fortement différent selon les individus, dépendant entre autres de leur microbiome, mais prévisible si on prend en compte suffisamment de paramètres. Chez certains sujets, par exemple, les bananes faisaient baisser la glycémie alors que les sushis l'augmentaient !

On trouve aussi des contradictions dans toutes les listes de choses bonnes ou à éviter. Pratiquer du cétogène, et même du low-carb, en "limitant les graisses saturées" et avec une alimentation "la plus végétale possible" est simplement irréalisable, outre que le bénéfice est loin d'être démontré. Les graisses saturées sont nécessaires, le cholestérol diminue les risques de maladie cardiovasculaire et d'AVC, contrairement à ce qu'on a affirmé pendant des décennies. L'étude PURE publiée en 2017 (https://leti.lt/ejg5) l'a clairement démontré et je l'ai citée à deux reprises sur la page https://lebonheurestpossible.org/glucides-ou-lipides/.

Dans le lait de vache, c'est la caséine A1 (des vaches Holstein nourries industriellement) qui est inflammatoire, à l'inverse de la caséine A2 des Frisonnes de chez nous qui vivent en pâturage (source Dr. Phil Maffetone, https://leti.lt/yys4 page 211). Ce qui montre que les slogans hygiénistes importés d'Amérique du Nord ne sont pas forcément pertinents en Europe. On pourrait dire de même à propos des céréales et du gluten dans les farines.

Quant aux probiotiques, je me méfie des ouvrages et articles vantant leurs propriétés, presque tous écrits par des auteurs en lien d'intérêt avec des labos parapharmaceutiques. L’étude de Suez J et al. (2018 https://leti.lt/mk1l) montre que leur prescription pour "reconstruire la flore intestinale" après un traitement par antibiotiques est non seulement inefficace mais aussi dangereuse car elle peut empêcher pendant plusieurs mois le retour des bactéries d’origine. Là aussi il faudrait identifier le bon probiotique convenant à une personne à un moment précis de son histoire, ce que personne ne sait faire...

Je fais exprès de contredire quelques points que vous avez exposés — les autres me paraissent très valables — non pour le plaisir de la contradiction mais pour réaffirmer que chaque personne, chaque patient avec l'aide de ses médecins, doit trouver la bonne articulation d'habitudes à introduire dans son style de vie afin de créer une synergie efficace. J'ai mis longtemps — jusqu'à l'été dernier — avant de trouver (grâce à Phil Maffetone) une approche cohérente et mesurable de l'exercice d'endurance pour continuer ce que la nutrition low-carb avait initié, et découvrir que c'était la pièce manquante de (mon) puzzle.

J'arrête ces digressions pour m'intéresser en priorité au traitement du Dr. Schwartz, qui intéresse fortement un ami récemment diagnostiqué d'une tumeur cancéreuse au cerveau. Je cherche un médecin dans la région de Toulon qui pourrait l'aider dans cette démarche.

VENUS8
Messages : 89
Inscription : 27 août 2016, 22:11

Re: Un ancien du CNRS

Messagepar VENUS8 » 21 septembre 2018, 09:41

Merci belbernard pour votre site et pour le partage.
Concernant les produits laitiers (fromages par exemple), il serait utile de préciser lesquels.Les malades des cancers hormonodependants doivent s'astreindre au fromage de chèvre et en petites quantités...les nouveaux modes de production de produits alimentaires (élevage de poissons par exemple) nous obligent à nous questionner sur les produits comportant des hormones...que l'on soit malade ou pas.Le saumon comporte de bons acides gras mais aussi des hormones, des antibiotiques etc...et la liste est malheureusement longue.

Avatar de l’utilisateur
belbernard
Messages : 7
Inscription : 14 septembre 2018, 16:55
Localisation : Les Mayons (83340)
Contact :

Re: Un ancien du CNRS

Messagepar belbernard » 21 septembre 2018, 10:08

VENUS8 a écrit :Merci belbernard pour votre site et pour le partage.
Concernant les produits laitiers (fromages par exemple), il serait utile de préciser lesquels.Les malades des cancers hormonodependants doivent s'astreindre au fromage de chèvre et en petites quantités...les nouveaux modes de production de produits alimentaires (élevage de poissons par exemple) nous obligent à nous questionner sur les produits comportant des hormones...que l'on soit malade ou pas.Le saumon comporte de bons acides gras mais aussi des hormones, des antibiotiques etc...et la liste est malheureusement longue.


Merci pour cette précision. Je n'avais pas pris en compte les hormones, supposant (probablement de manière hâtive) que les produits "bio" n'en contiendraient pas. Chez nous le saumon ne fait pas partie d'une consommation régulière, nous l'avons remplacé par la truite d'élevage — dont on n'est pas non plus certain. La consommation des oméga-3 d'origine animale est de plus en plus problématique en raison de produits indésirables dans les poissons et fruits de mer, en plus du coût financier et environnemental.

Chaltan
Messages : 76
Inscription : 17 décembre 2017, 14:35

Re: Un ancien du CNRS

Messagepar Chaltan » 21 septembre 2018, 14:26

Bonjour à tous
Alors que manger?
Du végétal :graines de lin bio ,graines de chanvre
Que pensez vous du Moringa ?
Manger du saumon ou de la truite une fois de temps en temps ..Je pense qu'il faut varier les aliments et les graisses.
En ce qui concerne les légumes manger des légumes de saison du coin et bio ,je pense que c'est assez sûr.
Merci pour toutes ces réflexions
Bon weekend à tous
Corine

Avatar de l’utilisateur
belbernard
Messages : 7
Inscription : 14 septembre 2018, 16:55
Localisation : Les Mayons (83340)
Contact :

Re: Un ancien du CNRS

Messagepar belbernard » 21 septembre 2018, 15:31

Chaltan a écrit :Bonjour à tous
Alors que manger?
Du végétal :graines de lin bio ,graines de chanvre
Que pensez vous du Moringa ?
Manger du saumon ou de la truite une fois de temps en temps ..Je pense qu'il faut varier les aliments et les graisses.
En ce qui concerne les légumes manger des légumes de saison du coin et bio ,je pense que c'est assez sûr.
Merci pour toutes ces réflexions
Bon weekend à tous
Corine


Les oméga-3 végétaux se trouvent dans l'huile de cameline, de noix, de colza... Mais il s'agit d'acide alpha‐linéolique (ALA) que l'organisme doit ensuite transformer en EPA puis en DHA, alors que les sources animales fournissent directement du DHA. Or cette transformation reste très partielle. Le taux de conversion pourrait approcher en moyenne 0.4% (Pawlosky RJ et al., 2001 https://leti.lt/wesr). Selon Burdge GC et al. (2005 https://leti.lt/2bg9), il serait de zéro pour les hommes contre 9% pour les femmes. Il est nettement plus faible chez les personnes âgées (voir discussion https://leti.lt/bda3). Il dépend aussi de l'ethnie : le génotype favorable à cette transformation serait présent chez 70% des Sud‐asiatiques, contre 53% des Africains, 29% des Est‐asiatiques et 17% des Européens (Kothapalli KS et al., 2016 https://leti.lt/pt8a). Dans son bouquin "Prévenir l’infarctus et l’accident vasculaire cérébral" (2011), Michel de Lorgeril signale que son équipe aurait montré qu'en associant la consommation d'oméga-3 végétaux à celle de polyphénols (présents notamment dans le raisin et le vin) on améliorait le taux de conversion.

Cela dit, on trouve du DHA dans les œufs, le beurre et les fromages. Il suffit de s'approvisionner en bonne qualité, ce qui est assez facile en France. On peut aussi prendre des capsules d'huile de krill en complément alimentaire — j'ai publié des détails ici : https://leti.lt/ukmx.

Le Moringa, je viens de lire la page Wikipédia, je ne connaissais pas. Je suis un peu réservé sur la consommation d'aliments issus de pays lointains...

Chaltan
Messages : 76
Inscription : 17 décembre 2017, 14:35

Re: Un ancien du CNRS

Messagepar Chaltan » 22 septembre 2018, 14:41

Merci Bernard pour toutes ces informations.
J'ai encore une question à vous poser car je ne suis pas scientifique du tout ,je m'informe au mieux mais.... J'essaie de me soigner le plus possible avec l'alimentation car tout ce qui est gélules , commerce commerce...J'en prends quand-même déjà le traitement metabolique .du desmodium vitamine C vitamine D Aussi je prenais du curcuma bio (bio coop) en poudre associé à du poivre et de l'huile d'olive je prenais celà pendant les repas une cuillère à café à chaque repas.Pas de problème de digestion ou autre.
Mais ,j'ai lu que cela pouvait être très agressif pour l'estomac et les intestins et qu'il valait mieux prendre seulement de la curcumine en gélules soit disant dans danger et plus efficace .Est ce vrai tout ça ?
Parceque le coût n'est pas du tout le même !!!!
Merci d'avance et bravo pour votre travail de recherche et votre site.
Corinne

Avatar de l’utilisateur
belbernard
Messages : 7
Inscription : 14 septembre 2018, 16:55
Localisation : Les Mayons (83340)
Contact :

Re: Un ancien du CNRS

Messagepar belbernard » 22 septembre 2018, 16:09

Je n'ai pas documenté la supplémentation en curcumine sur mon site, faute de données concluantes sur ses risques et bénéfices. À titre personnel, nous consommons du curcuma (poudre ou tubercules associés à du gingembre ou du poivre) dans la cuisine au quotidien, résultat de longs séjours en Inde.

Nous prenons occasionnellement des gélules de curcumine avec piperine, pour minimiser l'inflammation (sans trop y croire) et réduire notre taux de fer (là ça marche).

Les Indiens sont experts dans la promotion de la pharmacopée ayurvédique, n'hésitant pas à s'appuyer sur des études faussées. De plus, les maladies qu'elle est supposée soigner ne sont pas des nôtres…

D'après les sources que j'ai pu consulter (https://leti.lt/8art) la consommation "alimentaire" serait sans danger car les doses de curcumine restent très faibles. Mais une cuillère à café est peut-être déjà une dose équivalente à une gélule de curcumine.

Je n'ai pas vu d'avertissement concernant l'estomac et les intestins, sauf qu'elle peut provoquer des saignements puisqu'elle "fluidifie" le sang. C'est le même problème que l'aspirine qui protège contre l'agrégation plaquettaire conduisant à des thromboses (infarctus) mais peut entraîner des saignements touchant l'estomac et peut-être augmentant le risque d'AVC hémorragique. On fait prendre de l'aspirine après la pose de stents mais il n'y a pas consensus sur la durée de cette protection. Au bout de 6 mois j'ai donc arrêté, n'étant pas candidat à un AVC. Donc peut-être adopter la même précaution concernant la consommation à haute dose de curcumine.

Les autres risques (https://leti.lt/8art) concernent son association à certains médicaments (notamment les chimios) ou pendant la grossesse. Ainsi que chez les diabétiques et les personnes ayant des problèmes de vésicule biliaire. J'ai une amie qui elle aussi consommait de la curcumine à la cuillère et a fini avec une ablation de la vésicule…

On suggère aussi une précaution dans les conditions de sensibilité hormonale comme les cancers du sein, de l'utérus, des ovaires, l'endométriose, les fibromes.

Enfin, elle agit comme un chélateur du fer, ce qui est problématique chez les personnes anémiées mais au contraire bénéfique chez celles qui affichent un taux trop élevé de ferritine, ce qui était mon cas l'an dernier. C'est le seul cas où j'ai pu vérifier concrètement son efficacité !


Revenir vers « Présentez-vous »

Qui est en ligne ?

Utilisateurs parcourant ce forum : Aucun utilisateur inscrit et 1 invité