Citrulline

Discussion sur le cancer de la prostate
claire17
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Re: Citrulline

Messagepar claire17 » 30 mars 2017, 20:29

Pour JFF-spa
Les anars de 68 ont déboulonné les mandarins des fac (de médecine et d’ailleurs)… pour finalement prendre leur place (qui veut être calife à la place du calife ?) et c’est à mon avis une des composantes du problème : les mandarins d’aujourd’hui ne sont pas très différents de ceux d’hier, sauf peut-être qu’ils pensent l’être…
L’absence de système n’existe pas ; la nature a horreur du vide… En revanche, tout système a ses failles…

Dans le cluedo du cancer, qui a tué le dr Lenoir ?
A mon avis aussi en grande partie l’absence de formation à la transdisciplinarité ; elle ne s’apprend pas à l’école. Les meilleurs étudiants s’engagent pour les plus avides de rigueur dans la voie scientifique, pour les plus en accroche sur leur époque dans la voie des sciences sociales ; ensuite, tout le monde s’ignore royalement, et chacun court après la spécialisation et l’expert-ise. Chacun, comme un hamster enfermé dans sa roue, grisé par sa propre vitesse, et n’en revenant pas de tourner de plus en plus vite. Reste les « cancres » qui ne s’épanouissent complètement dans aucun des tourniquets, et qui finissent par regarder les autres courir… A eux peut-être la théorisation du mouvement rotatif…

claire17
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Re: Citrulline

Messagepar claire17 » 31 mars 2017, 07:36

Pour spa : je viens juste de voir que cancre est un anagramme de cancer…

Pour Malypaet (mais dslée le post maintenant remonte un peu)
Tout à fait d’accord avec vous sur la nécessité de replacer le récit au centre du discours. Mais si vous suggérez qu’il manque au livre de L. Schwartz un peu de souffle épique et picaresque, vous vs engagez sur un terrain glissant où je ne saurais vous suivre… :o
Quoique… A bien y réfléchir, interligne 1,5, pour moi, ça a toujours été synonyme de travaux forcés et de dimanche après-midi où il fait si beau gâchés par une dissertation obligatoire… Alors, si Admin s’étrangle ici d’indignation en avalant son café, j’accepte aussi de verser ma dîme pour contribuer aux frais de pressing. :mrgreen:
« Quelle misère » m’étais-je dit il y a quelque temps à la lecture du livre de LS; « il a raison de bout en bout, mais aucune chance de n’en jamais faire un best-seller ».

Peut-être parce que la narration est la clé de la communication. Et un récit ne peut être intéressant que s’il y a des obstacles, une quête. Les états de fait ne passionnent personne. Et puis en plus, on a tous remarqué que quand il est question de cancer, tous les « bien portants » regardent leurs chaussures…
Si j’avais la prétention de résumer la condition humaine en 2 lignes, je serais tentée de dire que nous sommes tous en quête de sens et de consolation. Toutefois, un plus sage que moi a déjà conclu que les 2 plus grandes émotions qui nous animent sont la frayeur et la pitié. C’est pourquoi on fait peut-être davantage de bonne littérature sur le registre des émotions que sur celui des Idées.

Julia Enders a tapé juste avec les illustrations de sa graphiste de sœur sur « le charme discret de l’intestin ». La vidéo de présentation de son projet de recherche à Berlin avait déjà cartonné bien avant la sortie du livre... J’en étais donc à peu près aux mêmes stades de réflexion que vous sur la puissance de l’expression graphique associée au récit maîtrisé, mon modèle de récit idéal se situant d’ailleurs davantage du côté de la version allemande du candide de Voltaire : le simplicius simplicissimus de Grimmelshausen perdu au milieu de la Guerre de 30 ans, folle guerre de religions à propos d’une sombre histoire de dogmes qui fait écho de manière assez imagée aux passions dogmatiques et dévoyées de la médecine moderne (Voltaire aurait-il lu Grimmelshausen ? joli sujet de recherche… / Et, par analogie : la médecine aurait-elle échoué à considérer la notion de progrès comme une unité historique ?…).
Mais inutile de regarder dans ma direction, je n’ai pas l’intention de m’y « coller » ; mon sens du dévouement a ses limites et j’ai reporté mes ambitions littéraires à ma prochaine vie terrestre. Ayant été contrainte de livrer de mon vivant mon corps à la science [incon - ?], j’en retiens que donner son consentement à son propre auto da fé une fois par siècle est amplement suffisant... En revanche si quelqu’un ici a la motivation nécessaire, je suis prête à partager l’aboutissement de quelques semaines de réflexion sur l’écueil majeur du biais narratif et les options valables pour le contourner.

En conclusion, il doit bien y avoir moyen de rassembler quelques as de la com avec un cancer pour faire avancer les idées du dr Sch-war-tz-burg…
Ou bien, peut-être avez-vous la réponse précisément sous les yeux mais ne la voyez-vs pas…


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